"C'est scandaleux" d'avoir cinq Canadair disponibles sur 12 pour lutter contre les incendies, déplore un commandant de bord de Canadair
France Info - 25 juillet 2026
extraits :
"L'industriel privé qui s'occupe de la maintenance n'arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n'arrivent pas en temps et en heure" pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers, relate le commandant de bord de Canadair. Ces avions sont "sont entretenus correctement durant une année normale, mais là nous avons une année exceptionnelle, certaines pièces cassent et il faut les remplacer" et "ma
... show more"C'est scandaleux" d'avoir cinq Canadair disponibles sur 12 pour lutter contre les incendies, déplore un commandant de bord de Canadair
France Info - 25 juillet 2026
extraits :
"L'industriel privé qui s'occupe de la maintenance n'arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n'arrivent pas en temps et en heure" pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers, relate le commandant de bord de Canadair. Ces avions sont "sont entretenus correctement durant une année normale, mais là nous avons une année exceptionnelle, certaines pièces cassent et il faut les remplacer" et "malheureusement, elles arrivent trop tard", détaille Grégory Prats. Il souligne que la flotte française est "vieillissante", avec des premiers Canadair qui sont "arrivés en France en 1995".Le pilote est par exemple intervenu à Fontainebleau et "mesure le tragique de situation. J'étais en train d'écoper sur sur la Seine, j'étais en train de prendre de l'eau qui avait coûté 2 milliards d'euros aux Français pour une dépollution, alors qu 'avec 2 milliards d'euros on peut acheter quinze Canadair et dix ans de maintenance" , se désole Grégory Prats.
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À propos de la mobilisation de l'avion de transport militaire Airbus A400M, déployé le mercredi 29 juillet en France pour lutter contre les incendies, "c'est un pansement sur une jambe de bois", estime Grégory Prats. "Effectivement, au niveau des chiffres, au niveau des annonces politiques, c'est exceptionnel. Vous avez un avion qui qui emporte 20 tonnes d'eau ou de retardant, mais ce n'est pas comme ça qu'il faut qu'il faut raisonner", balaie-t-il.
"Il faut raisonner en nombre de tonnes délivrées sur un sinistre à l'heure. Cet avion, il ne pourra se poser qu'à Orléans, à Mont de Marsan ou à Istres. Il n'y aura trois bases pour couvrir toute la France, c'est à dire qu'il aura des rotations de plus de 45 minutes à 1 heure. Il va délivrer 20 tonnes sur un chantier toutes les heures ou toutes les heures et demie, alors que quatre Canadair avec un plan d'eau qui en général se situe aux alentours de de 20 kilomètres du début du chantier, nous on est capable de délivrer 120 tonnes à l'heure", conclut le pilote qui se dit "désabusé".
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Le pilote considère même que le travail des Canadair face aux incendies d'une telle ampleur est "inefficace".
franceinfo (Franceinfo)